Se lancer dans un tout nouveau métier peut faire peur, d’autant plus quand vous ne savez pas réellement où vous mettez les pieds. C’est la fameuse peur de l’inconnu. Et cela, touche d’autant plus les freelances, car si le métier peut être maîtrisé, le statut est généralement une grande première. Alors, si vous ne connaissez ni le métier, ni le statut, l’angoisse est à son paroxysme. Heureusement, il existe des solutions pour préparer le terrain et prendre un peu ses marques avant le grand saut. Ces solutions ? Suivre des rédacteurs confirmés sur les réseaux sociaux, échanger avec eux pour en savoir un peu plus sur leur quotidien ou encore lire cet article de blog sur les sept choses que j’aurais aimé savoir avant de devenir rédactrice web freelance. C’est parti ?
1# – Le métier de rédactrice web SEO est un métier à risque
Vous ne me croyez pas ? Et pourtant, je ne pensais pas qu’on pouvait avoir autant mal aux cervicales avant de devenir rédactrice web freelance 😂 Eh oui, tapoter toute la journée sur son clavier, le tout dans un espace de travail non ergonomique peut avoir de lourdes conséquences sur votre santé physique. Pour prévenir tout cela, je vous conseille donc d’adopter les bons outils et la bonne posture dès le début.
Quand j’ai commencé ma carrière de rédactrice professionnelle en 2019, je travaillais avec un ordinateur portable, assise en tailleur sur une chaise en paille. Aïe ! Dès 2020, j’ai commencé à ressentir des raideurs dans la nuque. Puis en 2021, j’ai fini par consulter un kinésithérapeute. Le résultat est sans appel : je dois adapter mon environnement de travail. Au programme :
- support d’ordinateur portable pour placer ce dernier à la hauteur de mes yeux et non pas en dessous
- clavier et souris désolidarisés pour garder un angle de 90° à la pliure des coudes
- chaise de bureau réglable et adaptée
- marchepied pour la team « trop petite pour toucher le sol »
2#- La communauté de rédacteurs web est très bienveillante
On pourrait croire que la concurrence est rude en rédaction web. Et pour cause, selon Freebe, logiciel de facturation pour autoentrepreneurs, rédacteur web est le métier le plus représenté chez les freelances, devant graphiste et développeur. Cela pourrait alors freiner vos envies de devenir rédactrice web freelance. Pour autant, l’appréciation du travail d’un professionnel de la rédaction est assez subjective. Avec un même brief fourni en amont, les résultats éditoriaux seront très différents d’un rédacteur freelance à un autre. Nous avons tous un style rédactionnel différent, ce qui fait qu’un client va se diriger vers tel rédacteur indépendant plutôt qu’un autre. De plus, nous travaillons à l’heure et nos journées ne sont pas extensibles. Donc, rien ne sert de vouloir tous les clients de la planète, c’est techniquement impossible 😂
Voilà pourquoi l’entente entre tous les rédacteurs professionnels est assez bonne. Je vous conseille même de nouer des liens avec ces derniers. Personnellement, intégrer la team e-collègues, une équipe Slack de rédacteurs freelances (entre autres), fut une excellente décision. J’ai ainsi pu nouer des liens avec des personnes formidables avec qui j’échange régulièrement et avec qui je collabore aussi souvent. Alors, oui aux équipes de rédaction professionnelle !
3# – Nous ne faisons pas que de la rédaction de contenu web
Si vous souhaitez devenir rédactrice web freelance pour rédiger des contenus textuels toute la journée, vous vous mettez le doigt dans l’œil. En tant qu’indépendant, vous devez gérer plusieurs choses à la fois : votre administratif (devis, factures, déclaration de CA et j’en passe), votre communication digitale pour trouver des clients (réseaux sociaux, articles de blog, référencement naturel SEO, newsletters, interviews, freebies…) et vos clients (rendez-vous téléphoniques, mise en place du brief, suivi éditorial…). Bref, croyez-moi, vos journées seront bien remplies, même à vos débuts où les clients sont en général plus rares.
4#- Devenir rédactrice web freelance ne signifie pas être son propre patron
J’ai bêtement cru qu’en devenant rédactrice freelance, je serais ma propre patronne. Que je pourrais faire ce que je veux, quand je veux, sans devoir rendre des comptes. C’est en partie faux ! Si je peux effectivement choisir d’organiser mon planning comme bon me semble et de choisir mes clients, je dépends tout de même de mes clients. Je dépends de leur brief, de leurs envies (ce sont toujours eux qui ont le dernier mot sur la production de contenus rédactionnels), de leur deadline, de leur stratégie éditoriale… J’ai finalement toujours des comptes à rendre, des dates butoirs à respecter et mon compte en banque compte sur eux. De plus, comme je l’ai rapidement évoqué précédemment, je travaille à l’heure. Autrement dit, quand mon planning est full, je suis dans l’obligation de refuser des clients. Dans un certain sens, mes revenus sont donc plafonnés. Et le seul moyen de dépasser ce seuil serait soit d’augmenter mes tarifs, soit de diversifier mon activité (formations en ligne, affiliation…).
5# – Il faut travailler dur pour faire décoller son business
Il existe deux écoles avant de se lancer. Ceux qui sont bercés par le quotidien des entrepreneurs aux 15 heures de travail par semaine et ceux qui prennent exemple sur les entrepreneurs aux 15 heures de travail par jour. Personnellement, j’ai plutôt connu le premier discours et j’ai très vite déchanté. Moi qui pensais me la couler douce au soleil : QUE NENNI ! Mais je ne vais pas me plaindre, car tout cela est plutôt positif. J’ai eu des clients assez rapidement et mes plannings sont toujours pleins. De plus, j’ai la chance de pouvoir lancer des projets qui me passionnent, comme la formation « Devenir rédacteur web freelance ». Mais il faut être conscient que tout cela prend du temps.
Aujourd’hui, je travaille environ 10 heures par jour, avec une pause le week-end. Enfin, une « sorte de pause », parce que je ne peux m’empêcher de travailler 1 ou 2 heures le samedi et le dimanche matin 🙈 Lorsque j’ai lancé ma formation en avril 2020, j’avais tellement mal prévu mon coup, que je me suis retrouvée à bosser 70 heures par semaine durant un mois. Quel enfer ! J’ai dû prendre une semaine de vacances dès la sortie pour m’en remettre. Jamais plus ! Ce qui nous amène au point suivant.
6# – Nous sommes notre business
En tant que micro-entrepreneur, votre santé joue sur la qualité de votre travail. Vous êtes votre business. Si vous allez mal, votre business va mal également. Si vous voulez que votre business se porte au mieux, faites en sorte que vous vous sentiez bien. Vous rendre malade pour votre business ne sert en rien ce dernier, bien au contraire. Et cela engendre par la suite un véritable cercle vicieux. Vous travaillez dur pour faire décoller votre business au point de ne plus en dormir la nuit, mais cette fatigue impacte négativement votre travail, donc vous avez encore moins de clients et vous souhaitez travailler encore plus dur pour en trouver, etc. STOP ! Devenir rédactrice web freelance implique de d’abord prendre soin de soi, avant de prendre soin de son business. Travailler dur certes, mais pas au point d’impacter sa santé mentale ou physique. Et j’ai compris que tout cela n’était pas évident pour bon nombre de jeunes freelances en échangeant et en suivant le parcours de mes étudiants en rédaction SEO.
7#- Devenir rédactrice web freelance implique de savoir dire « Non »
Je ne sais pas vous, mais personnellement j’ai toujours eu du mal avec le « Non ». Sauf pour mes proches (conjoint, parents, amis…), allez savoir pourquoi 😂 En tout cas, ce n’était pas le cas pour mes clients. J’avais extrêmement de mal à dire « Non » à mes débuts, par peur de manquer et par peur du regard des autres. Et hop, deux peurs de plus au tableau des freelances ! Sachez que dire « Non » est un acte bienveillant. Je sais, cela peut paraître dur à concevoir, mais c’est une réalité. Il s’agit d’un acte de bienveillance envers vous, mais aussi envers vos prospects. Je m’explique ! Dire « Non » signifie, dans un premier temps, garder du temps pour vous et pour vos proches en ne surchargeant pas vos plannings. Mais cela signifie aussi être honnête avec votre client en le prévenant que vous n’êtes pas la personne qui lui faut, car vos plannings sont chargés et que vous allez devoir travailler dans des conditions non adéquates si vous acceptez ou car la mission ne correspond pas à vos compétences en rédaction. Bref, vous l’orientez vers une meilleure solution, et personne ne pourra vous en vouloir.